



Crédit photo : Maïta Kalem |
Temps perdu
Chansons et musique
Poèmes de Caterina Perazzi mis en musique par Christine Schaller
Avec Caterina Perazzi à la Voix
Christine Schaller/Sacha Ricci au Piano
Vincent Plazanet à la Guitare
Un recueil de poèmes, seul faux témoin d’une histoire d’amour toute courte aux couleurs et douleur aiguës.
Plusieurs textes ont déjà été mis en musique et présentés en version acoustique en première partie dans des cadres différents. Au delà de l’unité thématique du matériel, la musique lance des clins d’œil à des styles variés en résonance avec les différents registres émotionnels de l’œuvre.
Chansons populaires savantes, avec des clins d’œil au jazz, à la musique de cabaret d'avant-guerre, voir au rock.
Dès que la composition de tous les morceaux sera finalisée, la prochaine étape du projet prévoit un arrangement pour plusieurs instruments, un travail conséquent sur le son (acoustique et électronique) et l’ouverture de plages d’improvisation instrumentale à l’intérieur et entre les morceaux écrits.
Déjà présenté en 2008 à L’ogre à Plume (Paris) et au Théâtre de la Girandole (Montreuil) et en 2009 dans la soirée L’Amour d’écrire en directe de M.M. George au Vent se Lève (Paris).
Extrait 1 :
Oh, mon amour,
avec tes jeunes mains d’homme,
tu as étanché ta rage de liberté
en cassant les branches
de la forêt où tu passais
jusqu’à les entasser
dans ta cheminée
Puis, pour estomper les humeurs mouillées
qui dégoulinaient - rebelles - dans ton âme,
tu as mis le feu à ce bûcher
de choses en lambeaux
Mais tu ne savais pas, mon amour,
Que de tes mains d’artiste et de faucheur,
C’était moi que tu avais brisé ?
Tu ne savais pas, mon amour,
Que de ce feu j’allais brûler, pour que tes
larmes puissent s’évaporer, sans
que ton cœur en soit réveillé ?
Extrait 2 :
Couloirs métro rapides
Pas après pas, se croisent
recroisent mes jambes
Pas ton regard je
croise,
qui s’est figé à
jamais d’un ton plus froid d’un ton
plus bleu Plus
loin Je parcours ma
solitude découpée par la lame de ton
rasoir
Pas après pas - à quelque pas de
la tienne
et rien ne se touche
Ta vengeance de con
La vie La vie
Comment, libre
esprit, oses-tu en faire des géométries pénitentiaires ?
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