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"PNEUMA"
 Origines
Une oeuvre immersive
Caterina Perazzi : scénographie et danse performance
Jean Voguet : musique acousmatique
Claude Nguyen : peinture performance
La puissance des mouvements telluriques,
la ligne de partage des eaux,
l’inexorable éloignement des continents
à travers l’enfouissement de ce qu’était l’archipel Atlantide.
Puis,
après l’endormissement conservatoire,
la renaissance de "l’être"
par l’activation de sa mémoire génétique
via son passage de l’eau à la terre, par les airs,
dans une odyssée spatiale intemporelle.
Processus de création
décrit par Caterina Perazzi
"Ce projet est né de ma rencontre fortuite et bienheureuse avec Jean.
Nous avons décidé de nous embarquer ensemble dans cette aventure.
Il m’a proposé de travailler sur et avec sa musique pour créer une oeuvre commune. Une musique qui paraît à la fois condenser la puissance des transformations géologiques et évoquer la profondeur des mouvements internes, intimes.
J’ai beaucoup écouté son travail et j’ai laissé libre cours à mon imagination.
En accord avec le caractère de sa musique, Jean avait envie de créer un dispositif dans lequel le public soit immergé : pas de scène; pas de devant ni d’arrière : dedans.
En écoutant son "Atlantide", l’image m’est venue alors d’un paysage mouvant d’eau et de sable – un archipel. Mon corps, partie intégrante/visage de ce paysage.
D’un énorme sablier conique suspendu, coule du sable, qui me recouvre lentement, seconde après seconde, inexorablement, jusqu’à m’ensevelir.

Quand j’ai esquissé à Jean cette idée, il m’a proposé d’intégrer dans notre projet Claude qui travaillait déjà à partir de sa musique.
La peinture de Claude est très dynamique, dans sa forme et dans son processus de création. Les fluides y sont sans cesse re-mélangés; les images qui émergent sont aussitôt re-englouties et transformées dans des vagues successives.
Par sa matière et par son caractère éphémère et évolutif, l’action picturale rentre en résonance avec le paysage en continuelle transformation, qui s’effrite et se redessine tout autour du public.
Pendant cette première partie de l’œuvre, son processus pictural est projeté en direct dans l’installation sur un écran pour accentuer la dimension immersive.

La présence de Jean et Claude performant en direct parmi le public compose avec l’imaginaire du paysage. Les spectateurs errent à l’intérieur de cet espace évolutif, plongés dans l’image et la musique.
Ce premier mouvement descendant (écoulement du sable), se résout par un nouveau commencement, lorsque le corps s’extrait du sable. Mue.
Pour la suite, d’un point de vue compositionnel, la " l’Odyssée " | Station 02 s’imposait comme possible suite et résolution musicale de la première partie.
Une nouvelle phase de descente, que je pourrai appeler "d’incarnation", commence.
Derrière un tissu tendu, la lumière projette les ombres d’une géographie de lignes entremêlées qui s’étirent dans l’espace et d’un corps, posé tout en haut sur les fils, qui dans une extrême lenteur, comme en apesanteur, évolue en dégoulinant.

Les spectateurs peuvent tourner autour du dispositif et se retrouver de l’autre côté où les barreaux verticaux d’une imposante structure métallique se dévoilent alors; entre eux les fils tendus, le corps pris dans sa chute vers le sol.
Au delà de cette toile on entrevoit un seuil, autre possible évolution, mue possible.
Le corps frôle le sol, la musique s’achève, la lumière descend.
FIN."
Une co-Production : CRANE _Centre de ressources & KIMERA
http://crane.fr/
http://jvoguet.info
http://odysseeclaudenguyen.blogspot.com/
Voir des extraits vidéo de la recherche en cours (les vidéos ont été nommées à partir du nom des deux compositions musicales de Jean Voguet qui scandent l'oeuvre) :
Dossier de diffusion (pdf - 1860ko)
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