Ananke

Rencontres d'artistes
Performances


Sous le haut patronage de la déesse de la nécessité

LE PROJET :

Organiser des Performances à des rythmes réguliers.
L’idée étant de créer une dynamique de rencontre entre des artistes de disciplines différentes et des publics au sein de ces performances.

Il s'agit d'un laboratoire de recherche de créations artistiques, espace de liberté, temps d'expériences, où le risque, l'écoute, la qualité de la présence, la nécessité et l'insolence permettrons de faire émerger de l'inconnu, dans le respect de soi et des autres.

Enracinés dans l'écoute du présent, laisser advenir ce que nous ne savions pas que nous cherchions.

Sans s'attacher au résultat, partager l'esprit de la création et donner la possibilité au public de participer activement à cette expression.

Un projet collectif multidisciplinaire initié par Ludovic de Valon, Delphine Brual et Victor Kolbitr et développe avec un premier noyau d’artistes : Sylvie Le secq, Caterina Perazzi, Mariette Barret, Atsuchi Takenoutchi, Hiroko Komiya, Jean Claude Oleksiak, Catherine Morvan, Ange binocular, Mr Chalox, Julien Mélique.


POURQUOI ?

Parce que ce projet a commencé en réalité il y a des milliards d’années sitôt que l’homme s’est rendu compte qu’il était mortel.
Parce qu’un jour on s’est rendu compte que les plus beaux points de vues dans la grotte de Lascaux correspondent aux points où l’acoustique est la meilleure.
Parce que danser la folie nous paraît le meilleur moyen de ne pas devenir fous.
Parce que visiter publiquement ces espaces de création où le mystère, l’étrange, l’inconscient, le bizarre, l’irrationnel s’expriment, est une nécessité tant pour nous que pour le public qui assiste à cette visite dont il est aussi l’acteur.
Parce qu’il nous paraît nécessaire dans cette époque de plonger dans les racines de la création et que cette immersion se fasse en conscience et en public.

Parce que les espaces de liberté se font rares et qu’il est le temps pour nous de donner corps et forme à des énergies souterraines tant obscures que lumineuses.
Parce que le concert, le spectacle, le vernissage, sont des formes nécessaires mais pas suffisantes pour accueillir une création faite de l’instant présent, qui s’ouvre aussi sur la participation du public.
Parce qu’il est des territoires qui ne peuvent être atteints que si l’intensité collective est à un niveau élevé.
Parce qu’il s’agit d’une expérience globale où le très nul peut cohabiter avec le génial, et l’intime avec l’universel.
Parce que c’est un voyage où nous partirons collectivement en quête d’inspiration.

Parce que nous vivons une époque de transition où d’immenses parties de l’iceberg sont enfouies et que nous vivons sur cet iceberg en sachant pertinemment que l’iceberg est en train de fondre.
Parce que nous sommes en quête d’un ailleurs intime et que nous voulons goûter la résonance de ce qui est là.
Parce que comme disait Beckett : « Lorsqu’on est dans la merde jusqu’au cou, il ne reste plus qu’à chanter »
Parce que ce type d’expériences crée un mouvement qui va simultanément de l’intérieur vers l’extérieur et de l’extérieur vers l’intérieur comme une onde gravitationnelle.
Parce que c’est une mise en abîme collective dans un endroit que nous ne soupçonnions pas, où nous allons caresser les parois et danser lentement avec les profondeurs.

Parce que nous sommes en recherche et que l’espace de la performance nous permet de manifester cette recherche.
Parce qu’il nous paraît important de prendre le risque de partager avec le public non pas le résultat mais l’esprit de la création.
Parce que le proverbe dit :« Heureux les fêlés car ils laissent passer la lumière. »
Parce qu’il y a plusieurs formes de rêve et que celui-ci en est un.
Parce que la poésie naît de la rencontre avec la différence.
Parce que nous entendons rester en contact avec l’énergie tribale archaïque et tellurique qui fonde notre humanité et qui nous permet de penser.

Productions ANANKE :
Bourbe, mai 2009 au Vent se Lève, Paris
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